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Étude : la nomophobie transforme les Français en « smombies » et devient le nouvel ennemi de la sécurité routière

19 avril 2019 - Anthony

« Cette étude montre combien nous sommes accros aux smartphones et à quel point ils représentent un danger pour l’ensemble des usagers de la route. Si des technologies intelligentes embarquées dans nos véhicules peuvent limiter les risques d’accidents en cas de perte d’attention du conducteur, la meilleure méthode consiste simplement à ranger son smartphone lorsque l’on se déplace, que ce soit en voiture, en vélo ou même à pieds. » – Fabrice Devanlay, directeur de la communication Ford France.

Connaissez-vous la nomophobie ? Contraction de l’expression « no mobile phone phobia », ce terme, désigné mot de l’année en 2018, désigne « la peur ou l’inquiétude à l’idée d’être sans son téléphone portable ou de ne pouvoir l’utiliser ». Les Français, dans une étude réalisée par Ford France auprès de l’institut YouGov*, ne font pas exception : à pied, en voiture ou à vélo, ils sont nombreux à quitter la route des yeux et risquer un accident pour envoyer un SMS ou bien consulter les réseaux sociaux.

S’il existe certaines solutions et technologies pour éviter les accidents, il s’agit avant tout de faire appel à la vigilance de chacun sur la route.

Voitures, vélos, piétons : tous smombies

Les smartphones sont partout et nous rendent tous accro : il existe même de nombreuses applications pour mesurer le temps passé devant son téléphone afin d’éviter de passer trop de temps devant ces petits écrans. Les « Smombies » (contraction de « Smartphone » et « Zombies ») envahissent les rues et les accidents dus à un manque d’attention suite à l’utilisation d’un smartphone se multiplient.

Dans cette étude, on apprend que près d’un conducteur de voiture sur deux (44%) déclare consulter son smartphone au volant. Encore plus alarmant, chez les personnes avec un enfant à charge, ce chiffre grimpe à 59%. Si majoritairement, la consultation de son smartphone se fait à l’arrêt ou à faible allure (64% aux feux rouges, 61% dans les embouteillages, 17% à faible allure en ville), ils sont tout de même près d’un tiers à le faire en roulant (24% seul sur route, 10% sur route avec régulateur de vitesse).

La consultation et l’envoi de SMS au volant est la principale raison de consulter son smartphone chez ceux qui le font (62% et même 78% chez les 35-44 ans), suivi des appels téléphoniques. Plus étonnant, ils sont 14% à reconnaître naviguer sur les réseaux sociaux en conduisant et même 7% à prendre des photos en roulant.

Les utilisateurs de vélos sont 27% à consulter leur smartphone en route et ce phénomène concerne 65% des piétons interrogés. Une pratique encore plus répondue chez les jeunes, puisque 91% des 18-34 ans le consultent en marchant sur le trottoir ou en traversant un passage piéton.

Risques avoués et conséquences directes sur la sécurité routière

Qu’ils soient à pied, à vélo ou derrière un volant, les utilisateurs de smartphones en déplacement encourent un grand danger.

D’après cette étude, 5% des conducteurs ont déjà évité un accident (d’eux-mêmes 4% ou grâce au freinage d’urgence embarqué 1%) alors qu’ils consultaient leur smartphone et 2% des interrogés n’ont pu éviter l’accident, le smartphone étant directement en cause.

Chez les cyclistes consultant leur smartphone en roulant, ils sont 14% à déclarer avoir chuté à cause de cette pratique dangereuse et près d’1 sur 5 à avoir évité de peu l’accident (21%). 6% des piétons ont déjà eu un accident les yeux rivés sur leur smartphone en marchant sur un trottoir ou en traversant un passage piéton, 10% l’ont évité de peu.

Des chiffres qui sont illustrés par les statistiques de la sécurité routière : un accident corporel sur 10 est lié à l’utilisation d’un téléphone portable. « Le smartphone est le seul dispositif qui cumule les quatre sources de distraction qui peuvent détourner l’attention d’un conducteur (auditive, visuelle, physique et cognitive), explique la Sécurité Routière. Écrire un message en conduisant multiplie par conséquent le risque d’accident par 23 : il oblige le conducteur à détourner les yeux de la route pendant en moyenne 5 secondes. »

Technologies embarquées « anti-smombie » et solutions pour limiter les risques

Chez Ford, plusieurs solutions et technologies ont été développées pour limiter les risques d’accident et équipent les véhicules, de la Fiesta au Transit en passant par la nouvelle Focus.

Il s’agit notamment des interfaces Apple CarPlay et Android Auto (qui représentent environ 99,9% des smartphones en France). Le conducteur peut s’appuyer sur la commande vocale pour écouter, dicter et envoyer des SMS en gardant les yeux sur la route et les mains sur le volant. Cela fonctionne également pour les appels, la navigation, la musique ou les podcasts.

Inauguré avec la nouvelle Focus, Co-Pilot360 est un panel technologique inédit dans la gamme Ford, pour une expérience de conduite intuitive, moins stressante et encore plus agréable, de quoi doter les véhicules équipés d’un niveau 2 d’autonomie. Grâce à plusieurs caméra, radars et capteurs, ces aides à la conduite offre une protection accrue pour les occupants du véhicule, ainsi que son environnement. De manière autonome, le véhicule peut ainsi avertir d’un risque potentiel de collision avec un autre usager (voiture, vélo, piéton) et déclencher le freinage automatique d’urgence, alerter en cas de présence d’un véhicule à l’approche dans l’angle mort ou même corriger une mauvaise trajectoire.

Lancée par Ford aux États-Unis en 2003, la formation de conduite Driving Skills For Life (DSFL) est aujourd’hui délivrée gratuitement dans plus de 40 pays et est reconnue par l’association Prévention Routière en France. Aujourd’hui, 1 million de jeunes conducteurs du monde entier y ont déjà participé depuis sa création. En France, les 18-24 ans comptent pour environ 9% de la population, mais représentent près de 20% des tués sur les routes. Particulièrement concernés par l’utilisation du smartphone, que ce soit au volant, à vélo ou à pied, les jeunes conducteurs peuvent, grâce à DSFL, participer à divers ateliers concrets sur la distraction au volant, la technique de conduite, le freinage d’urgence et la maîtrise du véhicule dans toutes circonstances. Ford sensibilise également les jeunes conducteurs à un meilleur partage de la route avec cette expérience, en s’appuyant sur la réalité virtuelle et une application nommé WheelSwap, qui plonge les conducteurs dans la peau des cyclistes et inversement.

Si la nouvelle Focus a obtenu la note maximale de 5 étoiles aux tests de sécurité indépendants NCAP, c’est notamment grâce à toutes ces technologies de prévention d’accident. Mais cela ne remplace pas l’exigence de vigilance de tous les acteurs de la route, conducteurs, cyclistes et piétons.

Source : Ford

*L’enquête mandatée par Ford France et réalisée sur 1003 personnes représentatives de la population française de plus de 18 ans. Le sondage a été effectué sur le panel propriétaire YouGov France, du 10 au 11 avril 2019, selon la méthode des quotas.

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